Installer un liquéfacteur d’hélium de 2 millions d’euros pendant que le bâtiment de physique de l’ENS est en reconstruction. Agrandir une salle blanche pour accueillir un instrument de 2 tonnes capable de graver des structures nanométriques, alors que le quai de déchargement a disparu… Au Laboratoire de physique de l’École normale supérieure (LPENS, CNRS / ENS-PSL / Sorbonne Université / Université Paris Cité), une équipe de douze ingénieurs et techniciens a relevé ces défis afin de doter les laboratoires parisiens d’infrastructures essentielles aux technologies quantiques. Entre coordination de chantiers hors normes, intégration d’équipements de pointe et maintien des activités de recherche, elle a permis aux chercheurs de disposer d’un accès pérenne à l’hélium liquide et d’outils de nanofabrication parmi les plus performants au monde. Des infrastructures stratégiques dont bénéficient aujourd’hui plusieurs dizaines d’équipes de recherche en physique, nanosciences et technologies quantiques.